Du lexique de bulliste

Une bulle immobilière est par nature temporaire.
Des prix qui baisseront de moitié en 5 ans.
Un prix d'équilibre sur une tendance long terme.
Les arbres et le ciel.
Permanence des cycles économiques.
Tarissement de la demande solvable.
Insoutenabilité des prix immobiliers.
Eviction des primo accédants.
Taux d'effort.
"Magic Friggit".
Une jeunesse qui ne peut plus payer les rentes des anciens.
Génération Miterrand à la mer.
Hiver de Kondratieff.

La baisse structurelle de l'immobilier des cinq prochaines années sera le fait d'un processus classique de désolvabilisation de la demande auquel la théorie des dominos et la politique des taux viendront accessoirement s'agréger...

Dédicace à JMP,Maxime,Kurt et jaimelekrach: les pioniers de la cause...

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Jeudi 8 mai 2008

 


"Une jeunesse laissée pour compte au coeur de la gérontocratie triomphante"...
 
Le marché du travail comme celui de la pierre est  pour l’instant saturé des générations précédentes, on demande logiquement  aux jeunes d’attendre patiemment.

C’est de pragmatisme dont on a besoin, pas d’intelligence et encore moins d’intellectuels.

On cherche des gens pour torcher les vieux et  servir de porte serviette. Encore mieux, il faut à la nation de loyaux partisans de la réforme.

Mais alors même que le modèle social français semble à bout de souffle et ne garantit plus sereinement  l’avenir de la répartition, il est tout de même nécessaire d’attendre encore un peu.

Attendre qu’on veille bien libérer la place, et attendre qu’on nous dise à quoi on sert.

L’atmosphère dégénère, on est presque de trop, on le sent bien. Une génération  entière comme variable d'ajustement ça s'entend. 

D’autant qu’une majorité de baby- boomer semble finalement vouloir en découdre avec les acquis communs.

Soit, qu’ils ne se gênent pas, pareille initiative  ne sera pour nous jamais trop tôt, mais qu’ils fassent vite, nous sommes impatients de  connaître la suite.
A quand la nouvelle donne? Si c'est de rupture qu'il s'agit, autant se quitter bons amis...



Alors les trentenaires, c'est pour quand la fin de la galère?
Et à quand le sursaut ?

Et dire que cette génération sera l’avenir de la nation…

 

C’est se rendre compte à quel point les perspectives sont devenues absurdes.

Une belle  marmaille de petits branleurs pourris gâtés, pour qui la vie semblait si douce pendant des années, et qui découvrent les joies déconcertantes de l’existence de déclassés…

Aujourd’hui, les trentenaires et leurs petits frères et soeurs, en guise de misère mesurent avec quelques sincères peurs que le plus dur reste encore à venir.

Les jeunes apprennent sur le tard à compter, élaborer des budgets, et payer des loyers totalement déconnectés. Et au lieu de référends, leurs bailleurs d'ainés leur font l'effet désormais d'une sale bande de "ténardier"...
 

Enfants gâtés à la maison, nos jeunes pousses de la nation post-68 ont recueilli pourtant les fruits d’une faste évolution en toute insouciance.

Les trente glorieuses ont vu l’édification d’un système de répartition des richesses issu du développement durable d’un pays aux aspirations louables.

La croissance faisait que l’on pouvait partager, et on était fier de ce que la France avait fait germer.

Nous avions réussi  à vivre ensemble dans une bulle presque juste.

Mais les temps ont changé, nous dit-on…

Fils du progrès social, les jeunes d’aujourd’hui s’intègrent  alors comme ils le peuvent au sein d’une collectivité déjà en pleine phase d’exclusion depuis les années 80.

Dés lors, chaque décennie a plombé un peu plus l’atmosphère.

La collectivité se mue en parasite, et l’individu crie à la spoliation.

Les rôles se sont à ce titre insidueusement inversés…

 

Et en ces temps  d’exaspérations généralisées, des blocs se constituent.

Public, privé, jeunes, vieux, cotisants, cotisés, actifs, passifs, retraités, déclassés…

Les langues se fourchent et la médisance devient sport national. 

Par le biais de discours dominants et récurrents, Les baby- boomers semblent dans cette même veine reprocher  à leur descendance  un manque certain de foi et d’implication.

Mais à qui la faute ? Qui devrait entamer une introspection ? Et à qui revient la chance d'avoir à soutenir un système de répartition d'ores et déjà condamné? 

Et que faire du travail dans tout ça?

Car voilà que ces enfants-rois, inconsciemment « nombrilisés », ne semblent pas avoir  notion de la valeur de l’effort.

Les anciens stigmatisent rageusement leur goût immodéré pour les 35 heures, la fête, les Assedic et les vacances.

Des agréments qu’ils ont pourtant eux-mêmes élevés au rang de valeurs communes, et qu’il devient très à la mode de critiquer vertement tout dernièrement.

 

"Désormais, nous vivons à l’heure de la mondialisation, le travail a changé les enfants, et après nous le déluge en quelque sorte"…

La jeunesse doit attendre patiemment que leurs aînés prennent une retraite bien méritée, et accepter de toute façon la nouvelle donne.

Car le monde bouge, demain un salaire pèsera peut être 700 euros et il vous faudra cumuler 2 boulots pour garder le niveau de vie de vos parents.

 

 

C’est ça être lucide, pragmatique et visionnaire ?

Une transition  douloureuse en effet pour une jeunesse qui a connu les fruits abondants d'une consommation à boire au goulot, en attendant naïvement de se confronter  à l’incertitude du marché.

Avec ou sans diplôme, la donne change, et bientôt  les contrats ne vaudront plus rien.

On peut donc comprendre que l’aigreur soit de mise quand l’environnement se fragilise dans tous les recoins.

Surtout quand on produit des surdiplômés par rangée de trois, totalement aptes à prendre conscience de la situation.

Le marché du travail comme celui de la pierre est donc pour l’instant saturé des générations précédentes, on demande logiquement  aux jeunes d’attendre patiemment.

C’est de pragmatisme dont on a besoin, pas d’intelligence et encore moins d’intellectuels.

On cherche des gens pour torcher les vieux et  servir de porte serviette. Encore mieux, il faut à la nation de loyaux partisans de la réforme.

Mais alors même que le modèle social français semble à bout de souffle et ne garantit plus sereinement  l’avenir de la répartition, il est tout de même nécessaire d’attendre encore un peu.

Attendre qu’on veille bien libérer la place, et attendre qu’on nous dise à quoi on sert.

L’atmosphère dégénère, on est presque de trop, on le sent bien. Une génération  entière comme variable d'ajustement ça s'entend. 

D’autant qu’une majorité de baby- boomer semble finalement vouloir en découdre avec les acquis communs.

Soit, qu’ils ne se gênent pas, pareille initiative  ne sera pour nous jamais trop tôt, mais qu’ils fassent vite, nous sommes impatients de  connaître la suite.
A quand la nouvelle donne? Si c'est de rupture qu'il s'agit, autant se quitter bons amis...

 

Car en prenant le chemin d’une gérontocratie, et considérant les attibuts de celle-ci à faire peser un conservatisme méfiant sur les mentalités, il sera très difficile dans de telles conditions de parvenir à établir un dialogue trans-générationnel ainsi que d’échapper aux ressentiments  d’individus globalement moins riches que leurs parents, et héritiers d’un système de retraites qui nous poussera à  mépriser l’égoïsme des anciens, surtout lorsque nous-même, nous seront dans 30 ans presque aussi nombreux que les actifs à vivre de la redistribution.
Un système que devrait d'ailleurs officiellement s'effondrer au moment même où pour les trentenaires actuels il sera trop tard...
 

Au communautarisme classique s’ajoutera donc progressivement un sectarisme générationnel qui divisera encore plus les français.

Vous savez d’ailleurs ce qu’on dit du malheur, qu'il marche rarement en solo.
Or le vieillissement de la population cohabite déjà avec un phénomène encore plus inquiétant : l’appauvrissement des moyens de production de l’Europe et la baisse tendantielle de ses niveaux de PIB en raison d'une décroissance démographique déjà amorcée.

Mais nos opinions publiques doivent être prises avec des pincettes...
Engloutis  dans le grand bal de la mondialisation, la tête dans le guidon, impuissants face aux  délocalisations et au déclin de leurs pyramide des âges, nos vieux pays croient donc vivre encore la fin de l’illusion du travail garanti et l'avénement du chômage endémique, sans être capable de humer dans l'air du temps qu'on a déjà changé d'ère, et que depuis quelques temps, c'est d'immigration dont il s'agit.
Des certitudes  illustrant aujourd'hui la pauvreté qui habite la vision de nos dirigeants, qui au coeur d'une insondable transition, livrent encore au peuple des os à ronger tels que la lutte contre le chômage et l'immigration, alors que l'un deviendra un fléau tendant à diparaître par le jeu mécanique de la pyramide des âges et l'autre l'unique besoin urgent de demain...
On peut aussi comprendre  la tentation qui consiste à s'attribuer le mérite usurpé d'avoir terrasser un chômage qui aura vu trente ans de gouvernement mécaniquement impuissants et à contourner le sujet explosif de la nécessité de s'ouvrir à une immigration massive. La démographie se veut  insoupçonnable dans ses mouvements de masse comme dans ses conséquences. Exigente en nuances comme en démonstrations, et soudain en hommes publiques courageux.
Mais difficle de dire à la nation que l'avenir sera fonction d'immigration.
 

 

Dans de telles conditions d’austérité pédagogique, on peut se demander comment faire adhérer à un projet commun et désormais inadapté les générations « sans budgets, ni maisons, ni retraites » ?

Comment expliquer que demain le travail ne trouvera pas preneur sans importer de la maind'oeuvre en masse alors qu'  aujourd’hui un jeune qui mise sur des études intègre un vrai emploi à 27 ans, et gagne en général un peu mieux que le SMIC.

Comment décortiquer cette concordance des temps qui fait que l'on s'apprète à passer d'un extrème à l'autre, d'une situation de  trop plein à celle de pénurie, de la saturation des "quinqua" à la grande désertion du marché.
Comment prendre conscience de tout ça quand tout vous laisserait croire que l'avenir prend l'allure d'une pente cruelle  au lieu d'une ascension chaotique…
On ne va donc pas pleurer aujourd'hui alors que la partie est déjà bien engagée et  la galère des trentenaires  bientot finie...
Car pour eux désormais, il n'y aura d'enjeux qu'en termes de retraites à payer et de développement durable à maîtriser...
De l'espoir, il y' a donc tout lieu d'en donner, et de surcroit en terme d' immobilier: puisqu'en effet, considérant le trou d'air démographique prévisible à l'aube des années 2025: il est à parier que la pierre ne vaudra plus grand chose en ces temps de décroissance de foyers à loger.
 

 

par mazout
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Jeudi 1 mai 2008

 

 
Stéphane et Sandrine ont acquis l'an dernier un confortable cent mètres carrés au coeur d'un quartier résidentiel de Marseille.
Ville en devenir où le seuil de pauvreté généralisé ne devrait plus résister bien longtemps aux hordes d'étrangers solvables decendus avec le TGV.
En attendant, nos deux primo ont du forcer leur réalité économique pour financer 370 000 euros avec l'aide irrationelle de leurs ascendants. Un cas incongru et évidemment largement minoritaire qui revèle l'avanie de notre temps:
200 000 euros déboursés par des parents aisés et totalement inconscients d'avoir contribué à la plus grande imposture depuis la bulle internet...
Une imposture qui enrichit au final une génération déjà bien remplie et emplit de dépit celle qui sera censée ramasser les débris...

 

Car face à la cruauté des faits, les forces vives du marché d'aujourd'hui s’étaient fait à l’idée d’accepter des boulots sous-qualifiés au nom de la crise endémique, comme  elles tenaient pour acquis le principe de mobilité consistant à devoir changer souvent de travail et de secteur géographique.

La retraite n’était déjà plus qu’un mythe, car nous savions instinctivement qu’il nous faudrait payer celle de nos parents et grands parents avant de se consacrer à la notre, qui serait mathématiquement revue et corrigée au rabais.

Mais au moins se disait-on, on aura  un toit car la France n’est pas le Japon, elle est vaste et sa densité  faible.

Et bien,  cette certitude  a volé en éclat depuis 5 ans. Non, la densité n’a finalement rien à voir avec l'immobilier car les temps changent, c’est la mondialisation qui bouleverse la donne, les étrangers sont partout, il rachètent tout ce qui tient encore debout.

Les divorces explosent, il y a pénurie de logement en France, on manque de place, tous aux abris et sus aux crédits!!

 

Les prix grimpent donc inlassablement, faisant se hisser la plus modeste bicoque au niveau des demeures autrefois reservées aux barons. Je vous parle d'un temps où l'on est plus rien sans avoir 200 000 euros de butin, alors que les maisons japonaises touchent le fond d'une profonde déflation. 

Un constat, une rage, puis une raison...
Car sachez-le donc, avant de partir en retraite, nos papy-boomer ont peut-être estimé que le versement de celle-ci se trouverait un jour logiquement menacée.
Ils ont alors découvert que la pierre constituait un complément non négligeable, et puis avec tous les « creuvards subventionnés » que compte notre pays, des loyers sont une rente bien plus fiable qu’une pension finalement.

 

Ce raisonnement a donc contribué à alimenter la bulle en hélium.
Une exhubérance agravée  par des incitations fiscales (Robien) et bancaires qui ont fini de convaincre les classes aisées que la pierre constitue la meilleure des sécurités.

En 2002 après l’éclatement de la bulle internet, les capitaux se reportent  en masse sur l’immobilier, la grande valeur refuge.

Le sport national est alors devenu de contracter un prêt immobilier financé par un ou plusieurs locataires.

Une frénésie qui a contribué à valoriser l’immobilier de 15 % par an au point que nos investisseurs ne savent plus quoi faire, continuer à louer ou encaisser des plus values inespérées. 

Mais ce qui demeure depuis cinq ans l'enrichissement patrimonial le plus exceptionnel de tous les temps trouve essentiellement sa source  dans le  passage à l'acte de centaines de miliers de foyers constitutifs de  80% du marché, en majorité des jeunes qui s'endettent pour concrétiser un transfert de richesse au profit des ainés de la nation.
Et dans des pays à hauts risques tels que l'Espagne, l'histoire retiendra qu'une génération entière est restée pendue au crédit pour avoir fait l'erreur de se surrestimer.
 

 

Un enrichissement sans cause substantiel aussi bien qu'irrationnel réalisé massivement au détriment d’une jeunesse primo-accédante désormais privée de choix. Car les loyers augmentent dans le sillage des prix et  plongent à la limite de la faillite des armées de foyers. Des rangées de poulaillers de  condamnés à falsifier leurs feuilles de paie... 

Je ne parviens d'ailleurs pas à comprendre comment se figurent nos ainés que les mêmes gogos qui s’appauvrissent en rachetant leur biens à des prix d’escrocs, continueront de cotiser avec bienveillance pour assurer leurs  vieux jours sans réaliser l'absurdité qui consiste à alimenter avec le rôle du sacrifié un  gigantesque puit sans fond.

Or  la rancune est aveugle, bête et méchante.

Et quand la bulle explosera, il ne faudra pas grand-chose pour que les milliers de pauvres dindons ayant laissés beaucoup de plumes ne se trouvent de vieux boucs ébouriffés.

Nos seniors s’imaginent peut être qu’à force de situations précaires, de boulots à la con, de perspectives de retraites imaginaires, et d’un toit hypothétique, leur jeunesse attendra bien gentiment son tour en remerciant le ciel de lui accorder sa pitance.

C’est aussi fiable que de croire qu’ils retourneront un jour à la messe...

Il n’est pas difficile alors de prévoir pour un avenir proche, et si la situation présente venait à persister de manière aussi criante, une guerre maline des âges et des angoisses opposant des retraités ayant laissé une ardoise insoutenable à des actifs exaspérés par tant d’égoisme.

Egoistes, ils risquent alors de le devenir à leur tour, au gré de gestes inciviques et de basses jalousies.
Les jeunes les plus dépités s’en prendront aux enclumes de notre société, qui  seront amenées à se "géthoïser" pour ne plus croiser de regards vengeurs ni d'agressivité.
Une guerre des acquis et du mépris qui n'épargnera personne puisqu' en 2030, nous serons nous-même les plus jeunes à faire partie de la communauté parasitaire des retraités qui se rapprochera toujours plus prét de la moitié de la communauté française.
 

Des vagues de berlusconisme devrait saisir progressivement les jeunes travailleurs de demain, ouvertement individualistes et « aciviques », avec pour toute ambition de faire du black et s’enrichir au détriment de la collectivité.

 

Dans ce contexte de ressentiment trans-générationnelle, la question de l’immobilier devient donc cruciale, tant elle recèle les clés du consensus ainsi que la subsistance d'un espoir en l’avenir collectif.

Voir des prix  atteindre ce degré d'inaccessibilité dégoute naturellement les travailleurs qui se laisseraient alors plus volontiers tremper dans un fond de sauce fait de nihilisme et de deni de destin commun.

La frustration immobilière viendrait donc en quelque sorte achever le processus d’aigreur de l'actuelle jeunesse, le tableau devenant encore plus sombre avec des appartements ayant pris 140 % de leur valeur  sur 5 ans.
On l'aura donc compris, si la permanence des cycles demeurent une constante sur les marchés, ce sera avant tout au plus grand bonheur de notre génération qui commence sérieusement à s'impatienter.
S'il fallait pousser un cri vain et éphémère, on se défoulerait volontier sur un air de "trentenaires en kolère".
Un thème fédérateur et musclé qui n'aurait pas grand chose de 68.
Car quarante ans aprés, s'il s'agit encore de s'émanciper, c'est avant tout en termes de famille à loger  
 

 

Car avant la flambe, ce qui faisait encore réver nombre d’entre nous était l’idée de voir nos enfants courrir au milieu de chiens  en meutes pendant que papa prépare le barbecue ou nettoie la piscine et que maman prend soin de ses rosiers..Avant la flambe, j'avais même l'outrecuidance de trouver ça ringard. De même qui je trouvais charmantes ces petites maisons de pauvres qui bordent nos routes.
Petit inconscient pétris de présomption d'enfant gâté que j'étais, de celle spécifique aux déclassés.
Enfin avant les années 2000, on se disait tout simplement qu'avec un  boulot honorable on aurait le droit de choisir un toit.
Désormais tout a changé, et on a si vite oublié que 200 000 euros c'est beaucoup....
 

Tout cela pour constater donc qu' il y a 5 ans on pouvait encore se dire, si le chomage me guette, qu’il n'y a plus de retaite et que la vie augmente dangereusement, ce n’est pas grave, je me retirerai avec ma petite famille dans un coin reculé pour vivre de mon potager.

Le rève hippi était encore possible, dans un coin de sa tête, on avait un ultime refuge, un dernier filet.

Puisque la société de surconsomation ne ma va pas finalement, qu'elle ne sied pas à mes intestins, j’ai quand même la possibilité de trouver une alternative en milieu désertifié.

 

Or aujourd’hui, un tel projet est lui aussi devenu inaccessible. L’immobilier secondaire a rattrapé le principal et nos campagnes deviennent inabordables à celui qui n’hériterait pas.

250000 euros minimum pour une maison étriquée ne peut plus faire rêver les épris de nature et d’autosubsistance.

Selon la FNAIM, 250000 euros serait le budget moyen des français.

Erreur de langage que je m’empresse de rectifier.

C’est le budget moyen de ceux qui achètent encore certainement.

Des mensualité de 1600 euros sont alors nécessaire pour financer un crédit intégralement.

Un budget surréaliste pour qui veut se lancer dans l’autarcie, sans compter qu’il faille pour cela convaincre un banquier sur la base d’un business-plan échafaudé sur le troc et un potager...

 

par mazout
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Vendredi 18 avril 2008

Félicitations à Jean Michel Pourré, notre sur-actif représentant de la communauté bulliste pour ses prestations au cours de deux débats sur les radios BFM et France INFO.



Le roi René de la FNAIM n’en trouvait plus trop ses mots, et JMP eut le mérite d’être clair et incisif.

Son discours est désormais bien rodé et si je pouvais me permettre une recommandation, je lui soumettrais d'insister  sur la fatalité mécanique que constitue le processus de désolvabilisation de la demande associé à la permanence des cycles économiques.

Rendons donc grace au travail soutenu de notre porte parole.


Personnellement, j’ai particulièrement apprécié son développement relatif aux ententes des réseaux immo, un argument qui nous offre un nouvel angle d’attaque face à la mascarade que nous imposent les grandes enseignes désormais concentrées à la manière de la grande distribution.
On peut en effet les considérer en position  dominante sur le marché sans avoir à chercher bien loin pour caractériser leurs abus.
A ce titre, leurs agissements consistant à offrir un prix unique consenti par l'ensemble des réseaux, sont suceptibles d'être qualifiés d'entrave à la concurrence conformément aux dispositions du code du commerce relatives aux ententes.


Propriétaires prenez donc garde: préparez-vous à soummettre vos biens aux centrales d'achats des réseaux immo...  


Un prix unique avec commission non négociable, mandat, compromis et contrat établis par notaire référencé, sans qu'un quelconque choix ne vous soit laissé ...

Même si j'exagère à peine,"Que choisir" serait d'ailleurs sur le coup, c'est un signe des temps.
Une nouvelle ère qui s'annonce en quelque sorte, celle de la défiance vis à vis des professionels du secteur qui en précèdera d'ailleurs une autre encore plus passionante: celle  de la prédominance de l'acheteur..


 

par mazout
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De la permanence des cycles

Présentation

Le choix reviendra

Enfin le début de la fin de l'ère d'une bulle immobilière qui semblait pourtant sans fin...

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