Une bulle immobilière est par nature temporaire.
Des prix qui baisseront de moitié en 5 ans.
Un prix d'équilibre sur une tendance long terme.
Les arbres et le ciel.
Permanence des cycles économiques.
Tarissement de la demande solvable.
Insoutenabilité des prix immobiliers.
Eviction des primo accédants.
Taux d'effort.
"Magic Friggit".
Une jeunesse qui ne peut plus payer les rentes des anciens.
Génération Miterrand à la mer.
Hiver de Kondratieff.
La baisse structurelle de l'immobilier des cinq prochaines années sera le fait d'un processus classique de
désolvabilisation de la demande auquel la théorie des dominos et la politique des taux viendront accessoirement s'agréger...
Dédicace à JMP,Maxime,Kurt et
jaimelekrach: les pioniers de la cause...
Car face à la cruauté des faits, les forces vives du marché d'aujourd'hui s’étaient fait à l’idée d’accepter des boulots sous-qualifiés au nom de la crise endémique, comme elles tenaient pour acquis le principe de mobilité consistant à devoir changer souvent de travail et de secteur géographique.
La retraite n’était déjà plus qu’un mythe, car nous savions instinctivement qu’il nous faudrait payer celle de nos parents et grands parents avant de se consacrer à la notre, qui serait mathématiquement revue et corrigée au rabais.
Mais au moins se disait-on, on aura un toit car la France n’est pas le Japon, elle est vaste et sa densité faible.
Et bien, cette certitude a volé en éclat depuis 5 ans. Non, la densité n’a finalement rien à voir avec l'immobilier car les temps changent, c’est la mondialisation qui bouleverse la donne, les étrangers sont partout, il rachètent tout ce qui tient encore debout.
Les divorces explosent, il y a pénurie de logement en France, on manque de place, tous aux abris et sus aux crédits!!
Les prix grimpent donc inlassablement, faisant se hisser la plus modeste bicoque au niveau des demeures autrefois reservées aux barons. Je vous parle d'un temps où l'on est plus rien sans avoir 200 000 euros de butin, alors que les maisons japonaises touchent le fond d'une profonde déflation.
Un constat, une rage, puis une raison...
Car sachez-le donc, avant de partir en retraite, nos papy-boomer ont peut-être estimé que le versement de celle-ci se trouverait un jour logiquement menacée.
Ils ont alors découvert que la pierre constituait un complément non négligeable, et puis avec tous les « creuvards subventionnés » que compte notre pays, des loyers sont une rente
bien plus fiable qu’une pension finalement.
Ce raisonnement a donc contribué à alimenter la bulle en hélium.
Une exhubérance agravée par des incitations fiscales (Robien) et bancaires qui ont fini de convaincre les classes aisées que la
pierre constitue la meilleure des sécurités.
En 2002 après l’éclatement de la bulle internet, les capitaux se reportent en masse sur l’immobilier, la grande valeur refuge.
Le sport national est alors devenu de contracter un prêt immobilier financé par un ou plusieurs locataires.
Une frénésie qui a contribué à valoriser l’immobilier de 15 % par an au point que nos investisseurs ne savent plus quoi faire,
continuer à louer ou encaisser des plus values inespérées.
Mais ce qui demeure depuis cinq ans l'enrichissement patrimonial le plus exceptionnel de tous les temps trouve essentiellement sa source dans le passage à l'acte de
centaines de miliers de foyers constitutifs de 80% du marché, en majorité des jeunes qui s'endettent pour concrétiser un transfert de richesse au profit des ainés de la
nation.
Et dans des pays à hauts risques tels que l'Espagne, l'histoire retiendra qu'une génération entière est restée pendue au crédit pour avoir fait l'erreur de se
surrestimer.
Un enrichissement sans cause substantiel aussi bien qu'irrationnel réalisé massivement au détriment d’une jeunesse primo-accédante désormais privée de choix. Car les loyers augmentent dans le sillage des prix et plongent à la limite de la faillite des armées de foyers. Des rangées de poulaillers de condamnés à falsifier leurs feuilles de paie...
Je ne parviens d'ailleurs pas à comprendre comment se figurent nos ainés que les mêmes gogos qui s’appauvrissent en rachetant leur biens à des prix d’escrocs, continueront de cotiser avec bienveillance pour assurer leurs vieux jours sans réaliser l'absurdité qui consiste à alimenter avec le rôle du sacrifié un gigantesque puit sans fond.
Or la rancune est aveugle, bête et méchante.
Et quand la bulle explosera, il ne faudra pas grand-chose pour que les milliers de pauvres dindons ayant laissés beaucoup de plumes ne se trouvent de vieux boucs ébouriffés.
Nos seniors s’imaginent peut être qu’à force de situations précaires, de boulots à la con, de perspectives de retraites imaginaires, et d’un toit hypothétique, leur jeunesse attendra bien gentiment son tour en remerciant le ciel de lui accorder sa pitance.
C’est aussi fiable que de croire qu’ils retourneront un jour à la messe...
Il n’est pas difficile alors de prévoir pour un avenir proche, et si la situation présente venait à persister de manière aussi criante, une guerre maline des âges et des angoisses opposant des retraités ayant laissé une ardoise insoutenable à des actifs exaspérés par tant d’égoisme.
Egoistes, ils risquent alors de le devenir à leur tour, au gré de gestes inciviques et de basses jalousies.
Les jeunes les plus dépités s’en prendront aux enclumes de notre société, qui seront amenées à se "géthoïser" pour ne plus croiser de
regards vengeurs ni d'agressivité.
Une guerre des acquis et du mépris qui n'épargnera personne puisqu' en 2030, nous serons nous-même les plus jeunes à faire partie de la communauté parasitaire des
retraités qui se rapprochera toujours plus prét de la moitié de la communauté française.
Des vagues de berlusconisme devrait saisir progressivement les jeunes travailleurs de demain, ouvertement individualistes et « aciviques », avec pour toute ambition de faire du black et s’enrichir au détriment de la collectivité.
Dans ce contexte de ressentiment trans-générationnelle, la question de l’immobilier devient donc cruciale, tant elle recèle les clés du consensus ainsi que la subsistance d'un espoir en l’avenir collectif.
Voir des prix atteindre ce degré d'inaccessibilité dégoute naturellement les travailleurs qui se laisseraient alors plus volontiers tremper dans un fond de sauce fait de nihilisme et de deni de destin commun.
La frustration immobilière viendrait donc en quelque sorte achever le processus d’aigreur de l'actuelle jeunesse, le tableau devenant
encore plus sombre avec des appartements ayant pris 140 % de leur valeur sur 5 ans.
On l'aura donc compris, si la permanence des cycles demeurent une constante sur les marchés, ce sera avant tout au plus grand bonheur de notre génération qui commence sérieusement à
s'impatienter.
S'il fallait pousser un cri vain et éphémère, on se défoulerait volontier sur un air de "trentenaires en kolère".
Un thème fédérateur et musclé qui n'aurait pas grand chose de 68.
Car quarante ans aprés, s'il s'agit encore de s'émanciper, c'est avant tout en termes de famille à loger
Car avant la flambe, ce qui faisait encore réver nombre d’entre nous était l’idée de voir nos enfants courrir au milieu de
chiens en meutes pendant que papa prépare le barbecue ou nettoie la piscine et que maman prend soin de ses rosiers..Avant la flambe, j'avais même l'outrecuidance de trouver ça
ringard. De même qui je trouvais charmantes ces petites maisons de pauvres qui bordent nos routes.
Petit inconscient pétris de présomption d'enfant gâté que j'étais, de celle spécifique aux déclassés.
Enfin avant les années 2000, on se disait tout simplement qu'avec un boulot honorable on aurait le droit de choisir un toit.
Désormais tout a changé, et on a si vite oublié que 200 000 euros c'est beaucoup....
Tout cela pour constater donc qu' il y a 5 ans on pouvait encore se dire, si le chomage me guette, qu’il n'y a plus de retaite et que la vie augmente dangereusement, ce n’est pas grave, je me retirerai avec ma petite famille dans un coin reculé pour vivre de mon potager.
Le rève hippi était encore possible, dans un coin de sa tête, on avait un ultime refuge, un dernier filet.
Puisque la société de surconsomation ne ma va pas finalement, qu'elle ne sied pas à mes intestins, j’ai quand même la possibilité de trouver une alternative en milieu désertifié.
Or aujourd’hui, un tel projet est lui aussi devenu inaccessible. L’immobilier secondaire a rattrapé le principal et nos campagnes deviennent inabordables à celui qui n’hériterait pas.
250000 euros minimum pour une maison étriquée ne peut plus faire rêver les épris de nature et d’autosubsistance.
Selon la FNAIM, 250000 euros serait le budget moyen des français.
Erreur de langage que je m’empresse de rectifier.
C’est le budget moyen de ceux qui achètent encore certainement.
Des mensualité de 1600 euros sont alors nécessaire pour financer un crédit intégralement.
Un budget surréaliste pour qui veut se lancer dans l’autarcie, sans compter qu’il faille pour cela convaincre un banquier sur la base d’un business-plan échafaudé sur le troc et un potager...
Enfin le début de la fin de l'ère d'une bulle immobilière qui semblait pourtant sans fin...
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