Une bulle immobilière est par nature temporaire.
Des prix qui baisseront de moitié en 5 ans.
Un prix d'équilibre sur une tendance long terme.
Les arbres et le ciel.
Permanence des cycles économiques.
Tarissement de la demande solvable.
Insoutenabilité des prix immobiliers.
Eviction des primo accédants.
Taux d'effort.
"Magic Friggit".
Une jeunesse qui ne peut plus payer les rentes des anciens.
Génération Miterrand à la mer.
Hiver de Kondratieff.
La baisse structurelle de l'immobilier des cinq prochaines années sera le fait d'un processus classique de
désolvabilisation de la demande auquel la théorie des dominos et la politique des taux viendront accessoirement s'agréger...
Dédicace à JMP,Maxime,Kurt et
jaimelekrach: les pioniers de la cause...
"Une jeunesse laissée pour compte au coeur de la gérontocratie triomphante"...
Le marché du travail comme celui de la pierre est pour l’instant saturé des générations précédentes, on demande logiquement aux jeunes
d’attendre patiemment.
C’est de pragmatisme dont on a besoin, pas d’intelligence et encore moins d’intellectuels.
On cherche des gens pour torcher les vieux et servir de porte serviette. Encore mieux, il faut à la nation de loyaux partisans de la réforme.
Mais alors même que le modèle social français semble à bout de souffle et ne garantit plus sereinement l’avenir de la répartition, il est tout de même nécessaire d’attendre encore un peu.
Attendre qu’on veille bien libérer la place, et attendre qu’on nous dise à quoi on sert.
L’atmosphère dégénère, on est presque de trop, on le sent bien. Une génération entière comme variable d'ajustement ça s'entend.
D’autant qu’une majorité de baby- boomer semble finalement vouloir en découdre avec les acquis communs.
Soit, qu’ils ne se gênent pas, pareille initiative ne sera pour nous jamais trop tôt, mais qu’ils fassent vite, nous
sommes impatients de connaître la suite.
A quand la nouvelle donne? Si c'est de rupture qu'il s'agit, autant se quitter bons amis...
Alors les trentenaires, c'est pour quand la fin de la galère?
Et à quand le sursaut ?
Et dire que cette génération sera l’avenir de la nation…
C’est se rendre compte à quel point les perspectives sont devenues absurdes.
Une belle marmaille de petits branleurs pourris gâtés, pour qui la vie semblait si douce pendant des années, et qui découvrent les joies déconcertantes de l’existence de déclassés…
Aujourd’hui, les trentenaires et leurs petits frères et soeurs, en guise de misère mesurent avec quelques sincères peurs que le plus dur reste encore à venir.
Les jeunes apprennent sur le tard à compter, élaborer des budgets, et payer des loyers totalement déconnectés. Et au lieu de
référends, leurs bailleurs d'ainés leur font l'effet désormais d'une sale bande de "ténardier"...
Enfants gâtés à la maison, nos jeunes pousses de la nation post-68 ont recueilli pourtant les fruits d’une faste évolution en toute insouciance.
Les trente glorieuses ont vu l’édification d’un système de répartition des richesses issu du développement durable d’un pays aux aspirations louables.
La croissance faisait que l’on pouvait partager, et on était fier de ce que la France avait fait germer.
Nous avions réussi à vivre ensemble dans une bulle presque juste.
Mais les temps ont changé, nous dit-on…
Fils du progrès social, les jeunes d’aujourd’hui s’intègrent alors comme ils le peuvent au sein d’une collectivité déjà en pleine phase d’exclusion depuis les années 80.
Dés lors, chaque décennie a plombé un peu plus l’atmosphère.
La collectivité se mue en parasite, et l’individu crie à la spoliation.
Les rôles se sont à ce titre insidueusement inversés…
Et en ces temps d’exaspérations généralisées, des blocs se constituent.
Public, privé, jeunes, vieux, cotisants, cotisés, actifs, passifs, retraités, déclassés…
Les langues se fourchent et la médisance devient sport national.
Par le biais de discours dominants et récurrents, Les baby- boomers semblent dans cette même veine reprocher à leur descendance un manque certain de foi et d’implication.
Mais à qui la faute ? Qui devrait entamer une introspection ? Et à qui revient la chance d'avoir à soutenir un système de répartition d'ores et déjà condamné?
Et que faire du travail dans tout ça?
Car voilà que ces enfants-rois, inconsciemment « nombrilisés », ne semblent pas avoir notion de la valeur de l’effort.
Les anciens stigmatisent rageusement leur goût immodéré pour les 35 heures, la fête, les Assedic et les vacances.
Des agréments qu’ils ont pourtant eux-mêmes élevés au rang de valeurs communes, et qu’il devient très à la mode de critiquer vertement tout dernièrement.
"Désormais, nous vivons à l’heure de la mondialisation, le travail a changé les enfants, et après nous le déluge en quelque sorte"…
La jeunesse doit attendre patiemment que leurs aînés prennent une retraite bien méritée, et accepter de toute façon la nouvelle donne.
Car le monde bouge, demain un salaire pèsera peut être 700 euros et il vous faudra cumuler 2 boulots pour garder le niveau de vie de vos parents.
C’est ça être lucide, pragmatique et visionnaire ?
Une transition douloureuse en effet pour une jeunesse qui a connu les fruits abondants d'une consommation à boire au goulot, en attendant naïvement de se confronter à l’incertitude du marché.
Avec ou sans diplôme, la donne change, et bientôt les contrats ne vaudront plus rien.
On peut donc comprendre que l’aigreur soit de mise quand l’environnement se fragilise dans tous les recoins.
Surtout quand on produit des surdiplômés par rangée de trois, totalement aptes à prendre conscience de la situation.
Le marché du travail comme celui de la pierre est donc pour l’instant saturé des générations précédentes, on demande logiquement aux jeunes d’attendre patiemment.
C’est de pragmatisme dont on a besoin, pas d’intelligence et encore moins d’intellectuels.
On cherche des gens pour torcher les vieux et servir de porte serviette. Encore mieux, il faut à la nation de loyaux partisans de la réforme.
Mais alors même que le modèle social français semble à bout de souffle et ne garantit plus sereinement l’avenir de la répartition, il est tout de même nécessaire d’attendre encore un peu.
Attendre qu’on veille bien libérer la place, et attendre qu’on nous dise à quoi on sert.
L’atmosphère dégénère, on est presque de trop, on le sent bien. Une génération entière comme variable d'ajustement ça s'entend.
D’autant qu’une majorité de baby- boomer semble finalement vouloir en découdre avec les acquis communs.
Soit, qu’ils ne se gênent pas, pareille initiative ne sera pour nous jamais trop tôt, mais qu’ils fassent vite, nous sommes
impatients de connaître la suite.
A quand la nouvelle donne? Si c'est de rupture qu'il s'agit, autant se quitter bons amis...
Car en prenant le chemin d’une gérontocratie, et considérant les attibuts de celle-ci à faire peser un conservatisme méfiant sur les
mentalités, il sera très difficile dans de telles conditions de parvenir à établir un dialogue trans-générationnel ainsi que d’échapper aux ressentiments d’individus globalement moins riches que leurs parents, et héritiers d’un système de retraites qui nous poussera à
mépriser l’égoïsme des anciens, surtout lorsque nous-même, nous seront dans 30 ans presque aussi nombreux que les actifs à vivre de la redistribution.
Un système que devrait d'ailleurs officiellement s'effondrer au moment même où pour les trentenaires actuels il sera trop tard...
Au communautarisme classique s’ajoutera donc progressivement un sectarisme générationnel qui divisera encore plus les français.
Vous savez d’ailleurs ce qu’on dit du malheur, qu'il marche rarement en solo.
Or le vieillissement de la population cohabite déjà avec un phénomène encore plus inquiétant : l’appauvrissement des moyens de production de l’Europe et la baisse tendantielle de ses niveaux
de PIB en raison d'une décroissance démographique déjà amorcée.
Mais nos opinions publiques doivent être prises avec des pincettes...
Engloutis dans le grand bal de la mondialisation, la tête dans le guidon, impuissants face aux
délocalisations et au déclin de leurs pyramide des âges, nos vieux pays croient donc vivre encore la fin de l’illusion du travail garanti et l'avénement du chômage endémique,
sans être capable de humer dans l'air du temps qu'on a déjà changé d'ère, et que depuis quelques temps, c'est d'immigration dont il s'agit.
Des certitudes illustrant aujourd'hui la pauvreté qui habite la vision de nos dirigeants, qui au coeur d'une insondable transition, livrent encore au peuple
des os à ronger tels que la lutte contre le chômage et l'immigration, alors que l'un deviendra un fléau tendant à diparaître par le jeu mécanique de la pyramide des âges et l'autre
l'unique besoin urgent de demain...
On peut aussi comprendre la tentation qui consiste à s'attribuer le mérite usurpé d'avoir terrasser un chômage qui aura vu trente ans de gouvernement mécaniquement
impuissants et à contourner le sujet explosif de la nécessité de s'ouvrir à une immigration massive. La démographie se veut insoupçonnable dans ses mouvements de masse comme dans
ses conséquences. Exigente en nuances comme en démonstrations, et soudain en hommes publiques courageux.
Mais difficle de dire à la nation que l'avenir sera fonction d'immigration.
Dans de telles conditions d’austérité pédagogique, on peut se demander comment faire adhérer à un projet commun et désormais inadapté les générations « sans budgets, ni maisons, ni retraites » ?
Comment expliquer que demain le travail ne trouvera pas preneur sans importer de la maind'oeuvre en masse alors qu' aujourd’hui un jeune qui mise sur des études intègre un vrai emploi à 27 ans, et gagne en général un peu mieux que le SMIC.
Comment décortiquer cette concordance des temps qui fait que l'on s'apprète à passer d'un extrème à l'autre, d'une situation
de trop plein à celle de pénurie, de la saturation des "quinqua" à la grande désertion du marché.
Comment prendre conscience de tout ça quand tout vous laisserait croire que l'avenir prend l'allure d'une pente cruelle au lieu d'une ascension chaotique…
On ne va donc pas pleurer aujourd'hui alors que la partie est déjà bien engagée et la galère des trentenaires bientot finie...
Car pour eux désormais, il n'y aura d'enjeux qu'en termes de retraites à payer et de développement durable à maîtriser...
De l'espoir, il y' a donc tout lieu d'en donner, et de surcroit en terme d' immobilier: puisqu'en effet, considérant le trou d'air démographique prévisible à l'aube des années 2025: il est à
parier que la pierre ne vaudra plus grand chose en ces temps de décroissance de foyers à loger.
Enfin le début de la fin de l'ère d'une bulle immobilière qui semblait pourtant sans fin...
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