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Une bulle immobilière est par nature temporaire.
Des prix qui baisseront de moitié en 5 ans.
Un prix d'équilibre sur une tendance long terme.
Les arbres et le ciel.
Permanence des cycles économiques.
Tarissement de la demande solvable.
Insoutenabilité des prix immobiliers.
Eviction des primo accédants.
Taux d'effort.
"Magic Friggit".
Une jeunesse qui ne peut plus payer les rentes des anciens.
Génération Miterrand à la mer.
Hiver de Kondratieff.
La baisse structurelle de l'immobilier des cinq prochaines années sera le fait d'un processus classique de
désolvabilisation de la demande auquel la théorie des dominos et la politique des taux viendront accessoirement s'agréger...
Dédicace à JMP,Maxime,Kurt et
jaimelekrach: les pioniers de la cause...
Certains auteurs stigmatisent depuis quelques temps le déclassement des diplômés au travers de générations flouées et de perspectives de « guerre intergénérationnelle ». Il était temps, après 10 ans de grande braderie des petits destins français.
En marge du phénomène, la spoliation intergénérationnelle par la pierre commence elle aussi à taper franchement sur les systèmes et devient une caillasse de plus à lancer en direction de nos
aînés. Quand la réalité vous déclasse après 7 ans de marché du travail, quand elle n’accorde pas le droit de payer des impôts malgré vos 5 ans d’études, et laisse des milliers de prisonniers de leurs taudis prématurément entrevoir ce que nous pourrons éprouver en payant des retraites insoutenables avec des salaires
de "creuvards".
Quand les chiffres et les faits viennent me gratter les poils de nez, je ne peux qu’imaginer la suite dans mon coin et oser livrer mon ressenti au propos d'un quiproquo qui ne tardera
pas à se faire connaitre…
Car bien au-delà des complaintes et des satisfecit de sociétés justes et « finies », il apparaît que les temps changent mais que les croyances demeurent. Les vents de la mondialisation balaient allègrement notre sol devenu inutile mais ne semble pas ébranler pour autant la France d’avant. Nos mentors qui n’ont rien vu venir, n’ont toujours pas compris que l’embouteillage monstre qui obstrue le marché de travail a fini par pousser les castors juniors nationaux à se chercher des chemins de traverses tout en jetant leurs éponges à la benne. Les cerveaux français s’ils ne sont pas en fuite, sont tout simplement enterrés…
La rupture, « la vraie », poursuit sa gestation par une marche lente et insidieuse qui ne dit pas son nom. Les ingrédients se rassemblent progressivement et concourent à la formation d’une lame de fond incandescente de ressentiments intergénérationnels sans que la question n’affole encore personne.
Les déclassés, tout en reconnaissant leur privilège de ne pas être des enfants de « Bogota », se demandent finalement s’il ne vaut pas mieux prendre goût à la marginalisation et envisagent de plus en plus sérieusement le décrochage intégral. A cette masse polymorphe et anonyme convertie à la décroissance, il sera bien difficile alors de faire valoir une quelconque solidarité générationnelle pour l’avenir quand elle-même aura renoncé au sien.
Levons également notre verre au passage à la santé de nos recruteurs français dont le rôle n’est pas neutre et qui cultivent avec panache une exception bien de « chez nous » faite de rigidités et de peur du risque. Merci à tous les verrous français et nous verrons bien, après tout nous entrons dans l’hiver de Kondratieff…
On peut en revanche être surpris de constater que la colère soit à ce point contenue chez des jeunes qui à quarante ans seront encore trop jeunes ou
trop vieux, peu importe. Contre toute attente, nos « primo » nationaux s’accrochent au marché, aux modèles du passé et à l’immobilier, sans réaliser vraiment leur propre rôle de
variable d’ajustement. Pour des coqs en pâtes lymphatiques, ils font preuve à cet égard d’une insoupçonnable capacité de résistance et demeurent statistiquement dignes ainsi que mesurés malgré
les quolibets trans-générationnels.
Alors que le statut de « non imposable » devient chez eux une nature et la surenchère aux
diplômes un déni du mérite, ils s’efforcent benoîtement de consommer comme ils le peuvent afin de soutenir le système de leurs braves aînés et
s’arment d’une patience qu’il croient encore nécessaire à la veille de constater que le miracle n’aura pas lieu et que le passage de témoin
n’est plus qu’un vieux pieux.
Mais à ce rythme de déconvenues, et avant même de voir des trains entiers prendre le départ pour des retraites dorés, il est à craindre que d’épais nuages de vapeurs amères de revanche ne viennent saisir subitement les narines poilues des déclassés qui auront un jour renoncer à se raser et à se couper les poils de nez..
De braves fantassins silencieux seront alors capables d’édifier, le plus naturellement du monde, des ponts transcendant les clivages avec les cités qui s’embrasent. Car les enfants-rois encore baignés d’illusions et d’éducation sont eux- aussi déjà bien ébouillantés, mais on ne les entend pas, on les aurait presque oublié au fond de la marmite…
Cependant, pas de panique excessive, rassurons-nous, la génération Mitterrand attend pour l’instant patiemment qu’on lui demande de sortir des canalisations bourrées de l’édifice productif commun, et cela sans parvenir à porter un débat audible concernant son mal de perspectives. Elle hiberne en faisant encore des gamins, et elle le fait bien. Sachez d’ailleurs vous réjouir des ses approximations et efforcez-vous de ne pas la réveiller avec trop de brutalité. Profitez encore quelques temps de sa léthargie avant que les dents ne grincent jusqu’à s’en faire péter l’émail. Car à la voir aujourd’hui résignée et considérant son manque de réaction instinctive, qui pourrait en effet douter qu’elle puisse être en mesure de contribuer gentiment à la concorde nationale des années à venir ?
Ce dévouement grégaire au consensus demeurera certainement encore vivace jusqu’à ce que l’élite périphérique qui a raté son rendez-vous avec l’histoire ne se rende compte de sa spoliation définitive et ne constate que du flux des retraités ne lui reviendra que des retraites à payer. Les réformes budgétaires seront alors votre examen de passage pour un droit à une pension paisible…
Aujourd’hui ce phénomène irradiant à la mathématique absurde s’apprête à révéler sa nature volcanique et à donner langues aux héritiers en leur qualité d’ayant droit. Enfin la révolte d’impuissants se meut. Si contre le CPE une majorité de diplômés revendiquait simplement les mêmes droits que les autres salariés et derrière des masques blancs le mal être sourd des stagiaires, cette génération endormie semble tout récemment se doter d’une conscience de classe et réaliser les termes du destin des sacrifiés qui consiste à avoir à passer seuls sous les fourches caudines des grandes mutations de sociétés. Et quand les trentenaires deviennent alors solidaires des petits frères, on ne parle plus de transition ou de conjoncture mais bien de génération.
Par bonheur pour elle, le capitalisme ne tolère guère de situations immuables que de manière passagère, et l’immobilier comme d’autres « bons coups » nous seront rendus abordables. La permanence des cycles veillent à la régénération des systèmes lorsque ceux-ci s’atrophient dangereusement, mais elle implique en revanche de passer au travers de zones de fortes turbulences et de participer un temps au déchirement social pour que la colère se transforme un jour en action…
Conclusion sur un sarcasme à l’endroit de nos chroniqueurs qui tentent d’éviter encore une fois une amorce de débat intergénérationnels par une stigmatisation des conséquences de 68. Là encore, on se rue sur ce qu’il est aisé de critiquer sachant que 68 fut la seule grande réalisation d'une génération qui depuis n’a fait que suivre la facilité sans avoir de vision…
Quand l’avenir inspire désormais à ceux qui furent censés incarner l’espoir, de n'avoir plus qu'à sauver les meubles et les apparences, il n’y a pas plus à croire en la croissance juste qu’en l'équité de la valeur ajoutée. Mais s’en prendre au 68tards n’a pasd’avantage de sens, 68 restera une libération.
Enfin le début de la fin de l'ère d'une bulle immobilière qui semblait pourtant sans fin...
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